Caledoun

700 DA
« Calédoun », c’est le terme par lequel les premiers déportés algériens en Nouvelle- Calédonie désignaient le bagne où la justice coloniale les expédiait, sur cette terre du bout du monde d’où bon nombre d’entre eux ne revenaient pas. Parmi ces déportés, les chefs de l’insurrection
de Kabylie de 1871, dont le plus illustre d’entre eux, Mokrani Boumezrag qui y fut maintenu en exil forcé pendant trente ans.
Ce livre retrace leur histoire et propose un éclairage, le plus objectif possible, sur les événements dans lesquels ils ont été impliqués durant leur exil forcé. Pour cela, l’auteur s’est livré à de patientes recherches et s’est rendu plusieurs fois sur place en Nouvelle-Calédonie. Les écrits laissés par d’anciens détenus « communards » dont ils ont été les compagnons d’infortune – ils ont cohabité dans les mêmes lieux de détention et d’exil et voyagé dans les mêmes bateaux – sont les seuls témoignages sur ces destins tragiques. Car ces hommes n’ont laissé pratiquement aucune trace de leur exil en Nouvelle-Calédonie, la survie ayant été leur principal souci.