Drame aux Zibans

800 DA
Kaddour est assis au perron de sa porte, sa gandoura est constellée de taches brunes, il tient
toujours son couteau à la main, il se sent léger, débarrassé de tout le poids de la terre, il se sent prêt et ne cherche pas à savoir si ce jour est le jour du diable ou celui de Dieu, il sait que c’est le sien; il ne craint plus rien, il attend.
A la vue des deux hommes armés qui avancent d'un pas rapide dans sa direction, Kaddour, sans se hâter, une main refermée sur son couteau, se lève et, brandissant son arme au-dessus de sa tête, marche vers eux en fermant les yeux.