Les révolutions violées

« Pour les observateurs superficiels, la modernité des «printemps arabes» s’est limitée à l’utilisation des nouvelles technologies et des réseaux sociaux, alors que le rôle de protagonistes des femmes
et leurs revendications de genre, le véritable résultat moderne des révoltes, a été généralement ignoré. C’est surtout la complexité d’une révolution et des obstacles à surmonter qui a été sous-estimée (…) Les médias occidentaux ont décrété la faillite des «printemps arabes», pour découvrir ensuite l’évolution désastreuse des révoltes, qui ont été bel et bien militarisées par l’Occident et l’Otan.
« Ce livre est né de la nécessité de reconnaître le rôle de protagonistes des femmes par une lecture au féminin des révoltes, ainsi que du désir de comprendre pourquoi les printemps laïcs ont été suivis d’un vote islamiste…»