Talghouda

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Aujourd’hui, nombreux sont les jeunes Algériens qui ne savent pas ce que signifie le mot « talghouda »… et c’est tant mieux. Leurs parents et grands-parents en gardent, eux, un souvenir douloureux. Durant les années quarante, dans les campagnes, la « talghouda », un tubercule sauvage, était le seul recours pour ne pas mourir de faim. Époque de guerre, de rationnement, de marché noir, de typhus, de misère et d’oppression, ces années-là avaient accumulé chez les Algériens bien des motifs de révolte. Tout cela mènera aux massacres du 8 mai 45 d’où émergera une génération de combattants pour l’indépendance et la liberté.
Hamid Benzine en faisait partie. Son histoire est emblématique de cette génération.
Le récit de son enfance entre Bougaâ, Béni-Ourtilane et Béjaïa, puis de son adolescence à Sétif nous replonge dans ces temps passés où s’élaboraient les signes de notre présent. Au sein d’une famille cultivée, pétrie des nobles traditions du terroir, puis au milieu des bandes d’enfants citadins de Béjaïa, enfin parmi les élèves du collège de Sétif, nous suivons avec passion et plaisir les étapes de la formation d’un homme qui deviendra un militant de la cause nationale et de la justice sociale.
Toujours émouvant, souvent poétique, parfois tragique, le récit déroule sa trame en une vaste fresque qui mêle avec bonheur fiction et réalité.