Ma vie de médecin, un choix irreversible

Le 31 janvier 1991, j’ai mis fin à ma carrière par mon départ à la retraite. La mission que je m’étais confiée m’avait semblé achevée. Je pense qu’il n’y a rien de plus pénible, de plus dévalorisant, de plus déprimant pour un homme qui arrive au terme de sa carrière, que de dire, en regardant dans le rétroviseur : « Je me suis trompé dans mes choix majeurs ; si j’avais à refaire ma vie, j’agirais tout autrement.» 

Rien de tel dans mon cas. J’affirme, avec toute la force de mes convictions, que si j’avais à refaire ma carrière professionnelle, je ferais, globalement, les mêmes choix fondamentaux.