L'éclaircie

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Après des études primaires et secondaires à Alger, Ali Haroun trouve un emploi en France et s’inscrit à la Faculté de Droit de Paris (Panthéon - Sorbonne) où il obtient la licence, le Capa (Certificat d’aptitude à la profession d’avocat) et le doctorat d’État.
En 1955 il rejoint le FLN et en 1956, sous la responsabilité de Mohamed Boudiaf, il dirige Résistance Algérienne éditée à Tétouan.
En 1957 il rejoint Tunis en compagnie de Abane Ramdane désigné alors responsable d’El Moudjahid. Il est, en février 1958, muté à la Fédération de France du FLN puis nommé membre du CNRA (Conseil national de la révolution algérienne). Après l’indépendance, il est député à l’Assemblée nationale constituante (1962-1963). Dès la fin de son mandat, il se retire de toute activité politique et se consacre à son cabinet d’avocat jusqu’en 1991. Il est alors appelé comme ministre des Droits de l’Homme (1991) puis Membre du HCE (Haut comité
d’État) 1992-1994.
De juin à décembre 1991 est institué, pour la première fois en Algérie, un ministère des Droits de l’Homme qui se proposait de concrétiser ces droits si longtemps revendiqués, mais jamais consacrés. Or, le décret du 4 juin 1991 sur l’État de siège prévoit, pour sauvegarder l’ordre public, des mesures d’internement administratif et d’assignation à résidence, en elles-mêmes
attentatoires aux libertés. Était-il alors crédible de créer un tel ministère, précisément sous un état d’exception ? Et n’était-ce pas alors, prendre le risque d’y voir un « ministère-alibi » chargé d’occulter la nature réelle d’un gouvernement hostile aux libertés ? L’ouvrage tente de répondre à ces questions, tout en rappelant les efforts alors déployés pour conquérir, consolider et défendre ces droits, durant cette période mortifère du terrorisme destructeur.